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Dans le cadre de cette édition du volet Arts médiatiques, c’est avec enthousiasme que je vous invite à apprécier le travail d’artistes francophones et canadiens émergents et à mi-carrière, engagés dans une production actuelle en arts médiatiques. Le volet Arts médiatiques a pour but de mettre en valeur l’art expérimental et actuel qui s’inspire, défie et transforme les traditions du cinéma et de la vidéo. Ici, tout est permis.
Cette année, nous vous proposons une programmation méditative. Malgré leurs approches différentes, les œuvres présentées évoquent une solitude qui nous impose un moment de contemplation. L’œuvre et l’expérience qu’y en résulte met de l’avant la prise de conscience de l’instant présent par un décalage entre la temporalité réelle vécue et celle de la scène filmée.
Dans la Galerie Sans Nom sont présentés deux films inspirés de l’architecture moderniste; Je te vois à l’envers et Double brouillard de Pascal Grandmaison, artiste réputé sur la scène internationale. Tournés dans des espaces immobiliers en métamorphose, l’artiste présente, d’un œil poétique, des films qui incitent une réflexion sur le renouvellement des structures économiques et architecturales. La tension dramatique qu’évoque cette cinématographie nous transporte dans la transe des deux personnages naviguant dans ces espaces revisités.
À la Galerie 12, l’œuvre intitulée La mécanique des fluides de Pierre-Olivier Fréchet-Martin est une fusion entre la vidéo et la peinture. Une toile imbibée d’une peinture thermosensible se transforme grâce à des éléments chauffants situés à l’arrière du tableau. Ces éléments sont générés par la lumière diffusée d’une projection de nuages filmés en mouvement. Au-delà du système numérique utilisé pour créer ce tableau, le spectateur est invité à entrer dans un espace contemplatif et de porter un nouveau regard sur le concept du paysage.
Clara Bonnes, qui est en résidence à partir de la mi-septembre, prépare Médium, un parcours vidéo piéton autour du Centre culturel Aberdeen. Les participants se déplacent avec un objet contenant un petit écran LCD en main et suivent le parcours du personnage filmé sous différentes conditions atmosphériques. En croisant le temps réel et la scène filmée, cette expérience illustre l’intérêt du contact humain et le rapport que nous pouvons avoir avec les étrangers croisés dans notre quotidien.
Dans l’espace audio-vidéo de la Galerie Sans Nom, Julie-Christine Fortier présente Révolution, une vidéo de cinq minutes d’un paysage filmé dans lequel on voit cinq éoliennes. Laissez-vous hypnotiser par cette scène et essayez de voir ce qui ne fonctionne pas dans ce paysage…
À la belle étoile, un programme sera présenté dans le cadre de la très populaire soirée du Ciné-parc mettant en vedette des œuvres vidéographiques d’artistes canadiens. Parmi les participants cette année, vous retrouverez le travail de Francis Montillaud, des Productions Mange de la Colle, le Collectif Pasd’tempsàparde, Laurence Chamberlain-Bérubé, Nisk Imbeault et David Gregory, Julie Lequin, Jean-François Leboeuf et bien d’autres. Le Ciné-parc du volet Arts médiatiques est une occasion pour les cyclistes, les piétons et les automobilistes de se régaler d’un bbq et de nouvelles œuvres vidéos!
Et finalement, l’événement incontournable du FICFA : la douzième édition d’Acadie Underground, pour laquelle une vingtaine de réalisateurs de tous les niveaux d’expérience ont créé des films Super 8 de trois minutes.
Avec une programmation qui peut plaire à tous les goûts, je souhaite que vous trouviez l’occasion de découvrir toutes ces œuvres présentées dans le cadre du volet Arts médiatiques du FICFA!
Angèle Cormier
Coordonnatrice et commissaire du volet Arts médiatiques
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