Mot du président

La 32e édition du Festival international du cinéma francophone en Acadie, c’est 9 jours d’une magnifique expérience cinématographique. Les intentions sont là : soutenir et promouvoir le 7e art en Acadie, exprimer des idées, une vision du monde, où les origines et les différences fusionnent dans une volonté de vivre ensemble dans une société meilleure. C’est bien là l’esprit même du Festival international du cinéma francophone en Acadie.

Le FICFA, c’est le moment culminant d’une longue préparation pour offrir à la francophonie acadienne un festival plein d’émotion et de moments forts, de découvertes de talents d’ici et d’ailleurs, de rencontres mémorables. Les défis sont grands, et le FICFA, c’est avant tout une équipe motivée par la passion, la persévérance et son engagement envers la Francophonie. Je tiens à remercier le directeur général, M. Marc Gauthier, et son équipe pour la présentation de cette 32e édition remplie de surprises à découvrir.

Le succès du FICFA, nous le devons à la présence indéfectible du public et de nos bénévoles qui s’impliquent depuis de nombreuses années. Vous êtes l’âme et le cœur de notre festival. Au nom du conseil d’administration et de l’équipe du FICFA, tous nos remerciements sincères et chaleureux à nos partenaire privés et publics ainsi qu’à tous nos bénévoles et fidèles cinéphiles sans qui tout cela ne serait possible.

Bon FICFA!

Gilles Ratté

Mot du directeur général

Chères et chers cinéphiles,


Je dis souvent qu’il ne faut pas réinventer la roue; un festival qui développe ses traditions et un public fidèle se doit de maintenir les éléments qui en font un succès. Toutefois, la pérennité ne peut pas devenir un obstacle à l’innovation – et j’ai une grave dépendance à l’innovation. Si je vois la possibilité de rendre nos opérations plus efficaces, de faire en sorte que le FICFA rayonne davantage ou qu’il soit tout simplement plus trippant, je veux explorer les possibilités et, lorsque les étoiles sont bien alignées, tenter le coup.

Sur ce, il me fait plaisir de vous annoncer que le FICFA possède une nouvelle salle de cinéma, le Théâtre l’Escaouette. Cette institution de la vie culturelle de Moncton accueillera une part des projections du festival. Son emplacement au centre-ville et sa proximité du Centre culturel Aberdeen permettra aux divers volets du festival d’être plus accessibles aux piétons et ouvre la voie à de nouvelles activités qui sauront améliorer l’expérience des festivaliers. Cineplex Dieppe, pour sa part, accueillera toujours un grand nombre de films du 16 au 22 novembre.

D’autres changements (j’ai bien dit que c’est une grave dépendance) : Le jury longs métrages n’est plus. Il est remplacé par le Jury longs métrages de fiction et le Jury moyens et longs métrages documentaires et acadiens. Avec un engagement réduit de neuf à cinq jours, nos jurys seront épargnés la traditionnelle convalescence post-FICFA. Aussi, à l’aide de l’AAAPNB et le Secrétariat québécois aux relations canadiennes, nous avons développé davantage notre Volet pro, qui comprend cette année des formations et séances d’infos touchant plusieurs métiers du cinéma. Le développement de l’industrie locale nous tient à cœur et le Volet pro est le fruit de notre engagement envers les artistes d’ici.

En parlant de changements, comment ne pas souligner le départ de Marie-Renée Duguay en tant que directrice de la programmation en février dernier, après des années de programmes exceptionnels? Bien qu’elle nous manque beaucoup, sachez qu’elle s’est toujours rendue disponible pour un café avec notre nouvelle responsable de la programmation, Dominique Léger, qui a su prendre la relève avec brio. Vous retrouverez dans sa sélection de films toute la sensibilité propre au FICFA. Comme Dominique le dit elle-même du haut de ses 26 ans, elle a grandi avec le festival. Maintenant le festival peut grandir avec elle.

Je termine en remerciant tous les organismes partenaires, nos bénévoles, incluant notre conseil d’administration, ainsi que l’équipe exceptionnelle qui trouve l’énergie de construire cet événement d’année en année. Merci, bien sûr, à vous, cher public, à qui je m’excuse de livrer un mot du DG dénué de blagues. Passez me voir entre les 15 et 23 novembre et avec un peu de chance, je vous dirai des niaiseries.


On se pogne plus tard!

Marc Gauthier

Mot de la responsable de la programmation

On ne va pas se le cacher: le FICFA a toujours été mon événement préféré de l’année. C’est un festival avec lequel j’ai grandis; je n’oublierai jamais mes premiers films francophones sur grand écran au cinéma lors des Matinées scolaires. À chaque année, mon père m’apportait au cinéma du Crystal Palace voir des films acadiens et des films plus flyées provenant de tous les coins de la Francophonie.

J’y ai eu des premières dates, j’y ai vu des films qui m’ont marqué à jamais, et j’y ai formé des amitiés.

C’est un festival qui a nourrit mon imaginaire, qui a ouvert mon esprit sur le monde, et qui m’a incité à poursuivre des études en cinéma.

Pour cette 32e édition j’ai eu l’énorme plaisir et privilège d’être responsable de sa programmation. J’en profite pour remercier Marie-Renée Duguay, une programmatrice exceptionnelle, pour sa confiance et sa générosité. Merci, merci, merci!

Cette année, l’Acadie est à l’honneur avec quatre longs métrages documentaires de réalisateurs que l’on connaît bien: Paul Bossé, Phil Comeau, Daniel Léger et Albénie Delacôte. Nous aurons également le plaisir de traverser la frontière des États-Unis avec Le Choix de Théo, un film sur l’héritage linguistique de la Louisiane. De plus, cinq courts métrages de la relève acadienne seront en compétition pour la Meilleure oeuvre acadienne: voilà la preuve que le cinéma en Acadie est entre bonnes mains.

Du côté québécois, on célèbre la jeunesse à l’image de l’affiche du FICFA; entre ses éclats et sa fougue, sa vulnérabilité et son authenticité, son humour et sa sensibilité. On débute la semaine avec La disparition des lucioles de Sébastien Pilote qui s’est mérité le prix du meilleur film canadien au Festival international de Toronto (TIFF). Des réalisateurs que nous avons eu le plaisir de connaître à travers leurs courts métrages nous reviennent avec leurs premiers longs métrages: Ara Ball avec Quand l’amour se creuse un trou, Geneviève Dulude-De Celles avec Une colonie, Jean-Marc E. Roy avec Des histoires inventées et Jonathan Beaulieu-Cyr et Renaud Lessard avec Mad Dog Labine. Philippe Lesage (Les Démons, 2015) nous présente son deuxième long métrage, Genèse, qui était en compétition officielle au prestigieux festival de Locarno, et Renée Beaulieu (Le garagiste, 2015) nous revient avec le très attendu Les salopes ou le sucre naturel de la peau mettant en scène une performance impressionnante de Brigitte Poupart.

Sur le plan international, c’est le reflet d’un monde en constante migration qui brille à l’écran.

Des films qui font réfléchir et qui sauront apporter un sourire aux lèvres des cinéphiles avec leurs moments de sensibilité, de délicatesse et d’immense humanité. On y retrouve une diversité de perspectives qui offrent un contraste rafraîchissant aux images et aux histoires que l’on voit dans les médias.


Pour cette 32e édition du FICFA je vous souhaite des belles découvertes et un excellent festival!! 

Dominique Léger

Mot de la commissaire du volet Arts médiatiques

Que le temps passe vite...Nous nous retrouvons une fois de plus avec une merveilleuse programmation dans le cadre de ce 32e Festival international du cinéma francophone en Acadie!

L’appui à la création demeure une des principales missions du volet Arts médiatiques. Au fil du temps, nous avons mis sur pied des projets de création qui se sont avérés marquants pour la relève en arts médiatiques. Je constate qu’il y a un intérêt grandissant pour la création vidéo de la part de gens qui ne sont pas strictement vidéastes ou cinéastes. Est-ce dû à l’accessibilité des outils de réalisation et aux plateformes de diffusion qui sont pratiquement au bout de nos doigts, ou devenons-nous de plus en plus polyvalents?

D’une façon ou d’une autre, nous reconnaissons que l’interdisciplinarité est un atout lorsque nous produisons des événements. Au sein des équipes d’OBJECTIFS OBLIQUES, par exemple, on retrouve une artiste visuelle, une écrivaine, un acteur, une cinéaste, un musicien et une photographe. SÉANCES ÉPHÉMÈRES mettra en vedette cinq films muets dont la trame sonore sera jouée par un ensemble de cinq musiciens lors de la soirée de projection. Les rythmes et les sons viendront compléter les films lors de la projection. Cette année, les réalisateurs ont tourné leurs films alors qu’ils étaient dans un pays autre que le Canada, leur pays de résidence.

La programmation du VAM ne serait pas complète sans la précieuse collaboration de nos partenaires, la Galerie d’art Louise-et-Reuben-Cohen et la Galerie Sans Nom. Leurs contributions nous permettent de découvrir le travail d’artistes réputés par l’entremise d’expositions et de conférences d’artistes mais aussi par le moyen de projets de créations comme ACADIE UNDERGROUND, l’événement super 8 par excellence!

En nouveauté cette année : Le Blog du VAM! Vous y retrouverez les impressions de Paul Bossé tout au long du festival. Nous vous invitons à y laisser vos impressions et vos commentaires.

En rassemblant toutes les informations pour ce programme, je ne peux m’empêcher de réfléchir à tous les noms qui s’y retrouvent. Les oeuvres présentées sont l’aboutissement de milliers d’heures de travail d’artistes, de réalisateurs, d’écrivains, de musiciens, de techniciens et d’autres professionnels qui se sont investis dans ces projets. Je pense aussi à tous les noms qui ne s’y retrouvent pas; les gens qui se greffent aux projets, c’est-à-dire les collègues, les amis, les familles et les bénévoles qui soutiennent les créateurs.

Merci à vous tous! C’est avec plaisir que je vous invite à découvrir cette programmation. 

Angèle Cormier