Billets

MOT DU PRÉSIDENT

C’est souvent dans l’adversité que le mot créativité prend tout son sens. Grâce à l’équipe du FICFA, qui s’est investi sans limite avec des incertitudes d’une ampleur jamais vécu, c’est avec une grande fierté que nous vous présentons le Festival international du cinéma francophone en Acadie 2020.

Depuis ses débuts, le Ficfa se fait un honneur de promouvoir un cinéma mettant en valeur nos artistes du Nouveau Brunswick et d’ailleurs. Notre réputation s’étend sur plusieurs continents. L’équipe du Ficfa est connu pour être un hôte chaleureux qui reflète la nature des acadiens. Même si cette facette du festival doit être mise de côté par soucis du bien-être communautaire, vous aurez accès à une programmation dont nous sommes très fiers de vous offrir, qui saura vous divertir et vous faire réfléchir.

Un merci tout spécial à tous nos partenaires et commanditaires, dont certains ont été durement affectés par la pandémie. Votre support est essentiel à la vitalité de la francophonie.

Enfin, tous nos bénévoles, aux collaborateurs et vous, cinéphiles inconditionnels, on vous dit sincèrement merci.

Gilles Ratté

Mot du directeur général

Chères et chers cinéphiles,

Par où commencer? Il n’y a pas tout à fait un an, la 33e édition du festival se terminait, bouclant en quelque sorte une année très éprouvante. Vous voyez, en 2019, en plus d’assumer mes responsabilités de DG du FICFA, j’étais très impliqué dans l’organisation du Congrès mondial acadien. En d’autres mots, j’étais OCCUPÉ. J’imaginais avec optimisme l’année 2020; comment ce serait facile d’organiser le festival comparé à ce que je venais de vivre. J’avais des plans. Nous avions tous des plans…

Puis des choses se sont produites et le domaine dans lequel nous gagnons nos vies est aux soins intensifs. Plusieurs domaines le sont. Par contre, nous nous adaptons et nous vivons une grande période d’essai. Lors de cette édition, nous passons du grand au petit écran, sautant l’étape que nous considérons si cruciale dans la vie d’un film; son passage en salle. Ça c’est dommage et, nous l’espérons, temporaire.

Par contre, ça reste un festival. Ne l’oublions pas! C’est pour cette raison que les cinéphiles auront droit à un programme dans une unique salle virtuelle avec des cases horaires fixes - car le FICFA est un rendez-vous. Ce rendez-vous s’étend justement à l’ensemble du Canada parce que… pourquoi se limiter? Il y a aussi une compétition. Les membres des jurys sont séparés par des continents mais ils seront là, fidèles au poste, à visionner et délibérer. Le VAM est là et compte même des expos en galerie (oui, dans le vrai monde). Le volet Pro est toujours là, avec des formations, conférences et entretiens - tous à distance. Notre Tournée scolaire s’est aussi adaptée et elle comptera plus de 14 000 jeunes.

C’est en écrivant tout ça que je réalise qu’on s’en tire pas si mal. Mais bon, il y a toute une équipe qui travaille d’arrache-pied pour mettre au monde un FICFA pas comme les autres donc il fallait bien s’attendre à des résultats, non? Je suis fier de ces résultats et je suis fier de cette équipe.

En parlant de l’équipe, c’est l’occasion de souligner les 20 ans d’Angèle Cormier en tant que commissaire du volet Arts médiatiques (VAM). L’évolution de ce volet, sa croissance en popularité et son impact sur les artistes de la relève dans notre coin de l’Acadie ne peuvent être surestimés. Bravo Angèle.

Je remercie tous les organismes partenaires, nos bénévoles, incluant notre conseil d’administration, ainsi que l’incroyable équipe qui a su transformer cet événement en quelque chose de différent, mais qui nous ressemble et merci à vous, cher public. Mettez-vous bien à l’aise sur votre sofa, lit, sofa-lit, la-Z-Boy, hamac, pouf, tapis des années 70, Saint-Bernard ou Sasquatch (il paraît que c’est doux) et faîtes un tour sur ficfa.com pour voir des bons films.

Je termine avec une petite pensée pour nos invité.e.s; ami.e.s et futur.e.s ami.e.s que nous ne pouvons recevoir dans la bulle atlantique. Vous allez vraiment nous manquer. Lorsqu’il sera possible de se voir comme dans le bon vieux temps (2019), nous serons toujours là, possiblement mal coiffés mais prêts à célébrer comme on sait le faire.

On se pogne plus tard!

Marc Gauthier

Mot de la responsable de la programmation

Doux jésus, quelle année!

Je suis énormément reconnaissant.e envers les cinéastes qui nous ont fait confiance avec leurs œuvres cette année. Chaque sélection a été reçue comme une victoire et nous sommes honoré.e.s de pouvoir présenter vos films dans ce contexte hors de l’ordinaire.

Parmi les films sélectionnés nous comptons cinq longs métrages ayant comme thématique le sport (TRAVERSÉES de Florence Pelletier et Caroline Côté, CHAMPIONS de Helgi Peccinin, SLALOM de Charlène Favier, SWEAT de Magnus Von Horn, NADIA, BUTTERFLY de Pascal Plante). Ces films mettent en scène des personnages déterminé.e.s d’aller au bout de leurs objectifs, malgré les nombreux obstacles à affronter. Ces obstacles sont divers : forces de la nature, relations abusives, pressions professionnelles et sociales, et par-dessus tout elles.ils doivent s’affronter elles.eux-mêmes. On retrouve dans ces films beaucoup de vulnérabilité et de douceur autant qu’on y retrouve de la force incroyable. Nous avons tous vécu un marathon d’émotions en 2020, et j’espère que ces films viendront refléter notre résilience malgré tout.

Nous retrouvons également dans cette programmation beaucoup de poésie (JE M’APPELLE HUMAIN, ERRANCE SANS RETOUR), de moments d’absurdité (IL N’Y A PAS DE FAUX MÉTIER, POISSONSEXE), et de moments tendres (GAZA MON AMOUR, LES CHOSES QU’ON DIT, LES CHOSES QU’ON FAIT). .

J’ai beaucoup d’amour pour les courts métrages cette année. Laissez-vous surprendre!

Je vous souhaite, cher public du FICFA, des belles découvertes dans un confort maximal (c’est l’Édition Linge mou après tout!)

Portez-vous bien et à bientôt j’espère!

Dominique Léger

Mot de la commissaire du volet Arts médiatiques

Cette année a été et reste un défi pour les organisateurs d’événements. Pour ma part, je ne pensais pas passer mon 20e festival devant un écran à la maison! Les choses vont bien, c’est juste que l’événementiel en virtuel c’est pas pareil. Il y a tellement de choses qui vont me manquer : préparer la salle, travailler avec les techniciens, les rencontres avec les artistes, revoir nos chers bénévoles, avoir des papillons dans le ventre au tout début d’un événement, être dans l’ambiance enivrante d’une Salle Bernard-LeBlanc comble, entendre le son du projecteur Super 8, ressentir les résonances des applaudissements, les rires collectifs, les discussions après les projections, monter et descendre les escaliers du Centre culturel Aberdeen, je ne sais plus combien de fois durant le festival!

Si nous ne pouvons pas vivre ces moments-là de la même manière cette année, aurons-nous possiblement une meilleure appréciation de comment c’était «avant»?

Si nous ne pouvons pas nous voir en personne, pourrons-nous trouver une autre manière d’exprimer notre appréciation pour les films et les œuvres présentés? Pouvons-nous aller plus loin qu’un «like»?

Et si nous prenions le temps d’explorer de nouvelles choses?

Êtes-vous déjà allés voir une exposition à la Galerie d’art Louise-et-Reuben-Cohen? Comment souvent vous arrêtez-vous au Centre culturel Aberdeen pour visiter les expositions, regarder des œuvres accrochées dans le corridor? En phase jaune ou même orange, vous n’avez qu’à mettre un masque et vous y rendre, de plus c’est gratuit (sauf pour le stationnement à certaines heures, mais bon, marchez si vous pouvez)! Nous vous invitons à visiter les deux nouvelles expositions présentées dans le cadre du VAM cette année, Habitat de Valerie LeBlanc et Daniel Dugas à la Galerie d’art Louise-et-Reuben-Cohen et Hekas Hekas de Carole Deveau et Pat McFarlane à la Galerie Imago.

Vous prenez une marche pour aller voir les expositions, vous allez au gym ou vous faites la vaisselle? Pourquoi pas le faire en écoutant la nouvelle série de balados réalisés par ARTériel, un laboratoire radiophonique créatif mis sur pied par la Galerie Sans Nom, la Galerie d’art Louise-et-Reuben-Cohen, l’Atelier d’estampe Imago et le Collectif HAT. Lors du FICFA, leurs quatre premiers balados seront présentés en primeur et ils sont tous en lien avec des événements du VAM!

Vous avez envie d’être en linge mou? Faites popper votre popcorn et glissez-vous sous une couverture sur votre sofa en imaginant que vous êtes dans la Salle Bernard-LeBlanc! Plusieurs soirs obligent de rester à la maison ou de se faire une bulle de visionnement car les classiques du VAM, Objectifs Obliques et Acadie Underground, seront présentés en ligne cette année. Nous tentons de reproduire l’expérience habituelle en y gardant un aspect plus humain avec des animations, q&a et autres.

Nous célébrons le 10e anniversaire d’Objectifs Obliques cette année! J’ai sélectionné quatorze des soixante films réalisés dans le cadre de cet événement mis sur pied en 2011. C’est votre chance de voir un des premiers films de John Jerome, ou un plus jeune Gabriel Robichaud jouer un homme qui souffre de stress post-traumatique ou une œuvre inspirée par l’enfance d’Annie-France Noël et d’Alisa Arsenault. C’est aussi l’occasion de faire un petit retour en arrière sur ces bijoux qui font partie de notre cheminement...

En souhaitant vous retrouver en vrai la prochaine fois...bon festival!

Angèle Cormier