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LE MONTAGE : LES MONDES POSSIBLES Un échange passionnant entre Pascal Plante et Julien Cadieux

Le montage peut parfois s’avérer une étape surprenante, voire même inattendue : Que va t-on découvrir une fois la caméra rangée? Lorsque tout est possible, comment savoir où, et surtout quand, arrêter? Lors de cet entretien, les réalisateurs Pascal Plante et Julien Cadieux s’entretiennent sur le montage, cette fameuse 3ième écriture qui se veut parfois classique, parfois rythmée, ou — lorsque bien maîtrisée — subtilement puissante. Mais comment apprivoiser son propre style, où encore découvrir la cadence qui convient à un projet en cours? Nos deux intervenants se penchent sur ces questions, discutent de leurs approches respectives, et nous offrent une vue d’ensemble de cet aspect essentiel de l’arsenal cinématographique.



Pascal Plante

Pascal Plante s’est fait remarquer avec Les faux tatouages, son premier long-métrage de fiction, lauréat du Grand prix Focus Québec/Canada au FNC 2017 et sélectionné à la Berlinale 2018. Gradué de l’Université Concordia à Montréal en 2011, Pascal n’a pas tardé à écrire et réaliser de nombreux court-métrages, incluant Blonde aux yeux bleus (Meilleur court-métrage Canadien, VIFF 2015), Nonna (Slamdance 2017) et BLAST BEAT (Slamdance 2019). Pascal s’auto-décrit comme un cinéphile devenu cinéaste de fiction aux tendances de documentariste. Son plus récent long-métrage, Nadia, butterfly, a été retenu en sélection officielle pour la 73e édition du festival de Cannes en 2020.



Julien Cadieux

Après des études en production cinématographique à la Mel Hoppenheim School of Cinema de l’Université Concordia, le cinéaste d’origine acadienne Julien Cadieux s’est consacré à la réalisation et au montage de films documentaires au Nouveau-Brunswick. Dans ses œuvres se côtoient son intérêt pour les arts et son admiration pour la beauté des gens de son pays. Sa première réalisation, Habiter la danse (ONF), portrait d’une jeune danseuse acadienne, dresse l’état des lieux de la danse en Acadie. Son film suivant, Guilda : Elle est bien dans ma peau (Phare Est Média) est une incursion dans l’univers complexe du célèbre travesti. Fasciné par la beauté du littoral acadien, il réalise aussi Le Chant du phare (Bellefeuille Production), un hommage au patrimoine côtier et un appel à sa préservation. Ce thème est également au cœur des deux saisons de la série documentaire Les Îles de l’Atlantique (Phare Est Média) qui explore les multiples facettes de la vie insulaire.