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jeudi 19 novembre 2020Annonce des Prix La vague de la 34ème édition du FICFA

es jurys du 34ème Festival international de cinéma francophone en Acadie (FICFA) ont décerné les 7 Prix La vague du FICFA 2020, après des délibérations exceptionnellement en ligne. Trois jurys, composés chacun de trois professionnels des arts, ont été constitués pour cette remise de prix 2020: un jury Longs métrages de fiction, un jury Longs et moyens métrages documentaires et acadiens, un jury Courts métrages.

Après avoir souligné l’excellence de la programmation, le jury longs métrages de fiction, composé de Ekaterina Titarenko, Julie Groleau et Julie Bergeron, a annoncé le résultat de ses délibérations.

Le Prix La vague du Meilleur long métrage de fiction international revient au film d’animation JOSEP d’Aurel (France), pour lequel le jury a notamment apprécié la manière dont le réalisateur réussit à ajouter des touches de folies qui amènent le spectateur dans l’univers de ce grand-père, à l’aube de la mort. Selon lui, ce premier film est une réussite magistrale tant par sa forme que pour l'histoire importante et politique qu'il raconte. Un tour de force d'une rare et remarquable densité visuelle, émotionnelle et historique. Un film qui donne vie aux puissants dessins de Josep Bartoli pour raconter sans concession la terrible complexité d'une époque, pour transmettre et ne jamais oublier.


 

Le jury a également choisi de remettre une mention au film SLALOM et à sa réalisatrice Charlène Favier (France) pour un premier film qui sublime le visage, le regard, les expressions de la jeune actrice magistrale Noée Abita, et qui raconte, avec justesse et nuance, une terrible histoire d'abus de pouvoir et de viol qui se doit d’être dénoncée. Un film essentiel, d’après lui.


 

Le Prix La vague UNIS TV du Meilleur long métrage de fiction canadien quant à lui revient au film NADIA, BUTTERFLY de Pascal Plante (Québec), pour son authenticité et sa grande maîtrise formelle. Le jury a apprécié de plonger avec Nadia, dès les premières minutes du film, dans l'univers des athlètes de haut niveau, et de ressentir la puissance du corps et l'accomplissement par l'effort. Il remarque que si le film est bel et bien une fiction, il offre de magnifiques scènes de cinéma, mais d'un tel réalisme qu'on se sent dans un documentaire haletant et émouvant. Avec une impression d'être aux Jeux olympiques de Tokyo, parmi la foule dans les rues de la ville, d’entrer dans la bulle des athlètes, dans la tête de Nadia avec ses doutes et ses interrogations. Le jury souligne un savant dosage de réalisme et de moments de cinéma qui fait naître une grande émotion pour cette athlète de 23 ans à l'aube de sa retraite. Il félicite donc Pascal Plante et son équipe, qui, pour son deuxième long métrage, ont réussi à amener le public de façon très juste dans l‘univers sportif. Il salue, entre autres, le travail remarquable de la directrice de la photographie, Stéphanie Weber Biron, de la directrice artistique Joëlle Péloquin et de la productrice Dominique Dussault.



 

Le jury aimerait aussi remettre une mention spéciale à l’actrice Kelly Dépeault du film LA DÉESSE DES MOUCHES À FEU (Québec), une jeune actrice qui porte sur ses épaules la fulgurance d'une adolescente en quête de liberté, d'émotions fortes et d'amour. Il souligne sa performance à nous faire ressentir tout le mal être de son personnage.

Le jury longs et moyens métrages documentaires et acadiens, composé de Jean-François Caissy, Andrés Livov et Lyne Falardeau, a quant à lui décerné à l’unanimité le Prix La vague du Meilleur moyen ou long métrage documentaire à ERRANCE SANS RETOUR de Mélanie Carrier et Olivier Higgins (Québec), pour une incursion inspirée dans un camp de réfugiés laissant toute la place aux images, pour son approche cinématographique créative et une conception sonore envoûtante.

Il a également remis le Prix La vague Léonard-Forest de la Meilleure œuvre acadienne moyen ou long métrage au film LE SILENCE de Renée Blanchar (Acadie) pour  lequel le jury a choisi de récompenser un film captivant et nécessaire pour la mémoire collective, une oeuvre qui a su traiter avec justesse et respect un sujet si difficile et essentiel, qui a su créer un espace où la parole de ces hommes saura faire écho au vécu de plusieurs autres.

Pour sa part, le jury courts métrages, composé de Ara Ball, Meryam Joobeur et Marc-André Charron, a décerné à l’unanimité le Prix La vague du Meilleur court métrage international au film AMOURS SYNTHÉTIQUES de Sarah Heitz de Chabaneix (France). Le jury a été particulièrement charmé par un humour saugrenu, la qualité du jeu des acteurs et du scénario, l’exploration des thèmes de manière originale et profonde. Il a apprécié le fait, trop rare, de voir les désirs et envies de femmes matures portées à l’écran avec autant de doigté. Le jury a senti ici un regard créatif, net et assuré, au service d’une parole franche.

Le Prix La vague du Meilleur court métrage canadien revient à LUNE de Zoé Pelchat (Québec), qui se démarque par son style, son énergie et son ton original. Le jury a souligné la fluidité avec laquelle l’histoire est racontée, ainsi que la justesse de ses personnages, notamment celle du personnage principal qui est très attachante. Le jury a été agréablement surpris par la maîtrise de ce court métrage relatant une histoire honnête et touchante, qui ajoute une nouvelle voix énergisante au cinéma québécois.

Le Prix La vague ACIC/ONF de la Meilleure œuvre acadienne court métrage a été décerné au film UNE FAÇON D’ÊTRE ENSEMBLE de Francine Hébert (Acadie). Le jury a été conquis par ce portrait intime d'une famille qui s'efforce de partager sa musique et ses traditions acadiennes avec le monde entier. Il a été particulièrement touché par la représentation honnête de parents qui relèvent les défis de l'éducation dans le monde moderne, ainsi que par l’inspiration qui se dégage de leur détermination à inculquer l'indépendance, la discipline et l'appréciation des arts à leurs trois jeunes filles.


 

Le Prix La vague Coup de cœur ne sera pas remis par le public cette année en raison du contexte actuel.