Jeunes critiques


Une première au FICFA, le projet Jeunes critiques est une introduction à la critique d'œuvres cinématographiques et aux performances en arts médiatiques. Tous auront la tâche de livrer des critiques sur des films de la programmation régulière ou des projections ou performances du VAM et des activités parallèles de la 30e édition du FICFA. Avec Jeunes critiques, nous souhaitons encourager la réflexion, les débats et le sens critique d'une nouvelle génération de cinéphiles. 

Le premier groupe est composé de trois étudiants de l'Université de Moncton :

Dominique Tremblay



Dominique nous livre sa première critique :

JUSTE LA FIN DU MONDE de Xavier Dolan : presque réussi 

J’ai tué ma mère, Les Amours imaginaires, Mommy… ce sont tous des titres qui ont certainement attiré l’attention du public sur Xavier Dolan. Un jeune réalisateur, acteur, producteur et scénariste connu pour ses films à saveurs mélancoliques et à la fois charmantes.

Lui permettant d’obtenir le Grand Prix au Festival de Cannes en mai dernier, Dolan a fait l’adaptation cinématographique de la pièce de théâtre française Juste la fin du monde, de Jean-Luc Lagarce (1990). C’est l’histoire de Louis qui doit annoncer à sa famille, qu’il n’a pas vu depuis 12 ans, qu’il va bientôt mourir du SIDA. C’est une histoire lourde et riche en désespoir. En fait… parfait pour Xavier Dolan! Les prises d’images en gros plans sont bien placées et nous font vivre la complexité des émotions des personnages. On est tellement proche d’eux que ça en devient angoissant… un sentiment que le réalisateur voulait clairement déclencher chez son public!

Bien que l’on a pu  s’accoutumer à son clan d’acteurs habituel, comme Anne Dorval, Suzanne Clément et Niels Schneider, qui jouent dans la majorité de ses films, cette fois-ci, il a opté pour un casting entièrement français. Ce dernier est composé de Nathalie Baye, Vincent Cassel, Gaspard Ulliel, Marion Cotillard et Léa Seydoux, qui sont tous des acteurs extraordinaires. Ulliel incarne impeccablement le rôle de Louis, le personnage principal au caractère silencieux qui doit non seulement gérer tous les reproches de sa famille, mais aussi son angoisse reliée à son annonce déprimante. De son côté, Cassel se démarque et donne une performance à couper le souffle en jouant le rôle d’Antoine, le frère de Louis au caractère dur et explosif. La relation entre ces frères est compliquée et évidemment abimée par quelque chose… ce qui la rend intéressante! Une des scènes les plus touchantes du film est celle où Louis se trouve seul avec sa mère, jouée par Nathalie Baye. Cette dernière a bien incarné la mère un peu fofolle, mais forte et qui fait comprendre que l’amour inconditionnel peut parfois faire mal.

Cependant, au niveau du scénario, certains dialogues ne sont pas pertinents et il peut devenir frustrant de voir que Dolan a gaspillé des scènes entières sur des engueulades inutiles et des histoires qui tournent en rond. Certes, ça démontre un peu leur dynamique de famille dysfonctionnelle, mais il existe surement des façons plus intéressantes de passer ce message. Aussi, le film pourrait porter à confusion due au fait que certaines informations essentielles sont présentées sous forme d’indices un peu trop discrets. Pour les gens qui ne connaissent pas la pièce de théâtre en visionnant le film, les indices qui suggèrent que le personnage principal soit séropositif peuvent facilement passer inaperçus. Pourquoi devrait-on tout de suite comprendre qu’il est atteint du SIDA? Parce qu’il est homosexuel et que le style vestimentaire ressemble aux années 80-90? NON. Ce n’est pas assez d’information pour arriver à une telle conclusion… en tout cas, pas pour tout le monde. C’est peut-être une question de génération, de façon de voir les choses ou même de tomber dans la lune pour 15 secondes, mais il est fort probable qu’une partie du public soit sortie de ce film un peu perplexe. On pourrait confondre avec le suicide, par exemple : «Louis annonce à sa famille qu’il va mourir bientôt, il veut mettre fin à sa vie». En gros, pour une appréciation optimale du film, il serait mieux de faire connaissance avec la pièce de Lagarce avant le visionnement… ce qui est triste parce qu’un film devrait être capable de raconter son histoire par lui-même!

Bref, c’est avec beaucoup d’intensité et de lourdeur émotive que  Juste la fin du monde laisse sa trace dans la carrière de Xavier Dolan. Le jeu des acteurs est excellent et les images sont biens choisis pour complimenter une histoire aussi déchirante. Malgré l’absence de mise en contexte précise, le réalisateur a réussi à heurter son public… pour le meilleur et pour le pire!
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2e critique de Dominique Tremblay :

ZACHARY RICHARD, TOUJOURS BATAILLEUR de Phil Comeau : Émotions fortes au rendez-vous!

C’est sous un angle émotif que Zachary Richard, toujours batailleur, un film de Phil Comeau, amène son public dans un voyage historique et identitaire. 

Le documentaire suit Zachary Richard dans sa quête de réconciliation avec l’évènement historique qui a bouleversé la vie de ses ancêtres : la déportation des Acadiens. Originaire de la Louisiane, aux États-Unis, il essaie de trouver un sens à ses émotions si fortes par rapport à ce passé atroce. Il se bat pour sa culture et sa langue depuis toujours et là, il veut donc aussi comprendre pourquoi on doit toujours se battre et si ça vaut la peine, tout ça. Durant le film, il fait la rencontre de plusieurs experts qui s’intéressent à l’Acadie pour parler de l’histoire et des enjeux courants. 

De Malpèque à Beaubassin, de Port-Royal à Lafayette… les prises de vues sont fabuleuses et montrent des plus beaux paysages de l’Acadie d’ici et d’ailleurs! À plusieurs reprises, des plans aériens à couper le souffle sont utilisés et donnent encore plus l’impression de faire partie du voyage. Chapeau au directeur photo, Bernard Fougères! 

Il est intéressant de voir une section complète sur la culture cadienne, descendante louisianaise de la culture acadienne. Pour les Acadiens des maritimes qui ne connaissent pas (ou peu) cette culture, cette partie du film explique bien la complexité et la richesse culturelle de ces «cousins acadiens». En fait, ils vivent des enjeux identitaires similaires aux Acadiens et leur place accordée dans le film est pertinente… surtout que Zachary Richard lui-même est Cadien! 

Sans gâcher la surprise, une scène dans le film est particulièrement et profondément émouvante. Se déroulant dans une église de Halifax, elle exprime la relâche de colère, de tristesse et de rancœur. Après cette scène, on se sent plus léger… ou plus lourd, selon la personne! Tout au long du documentaire, on ressent les émotions de monsieur Richard qui sont évidemment authentiques et percent le cœur.  Le long métrage permet de voir l’histoire des Acadiens comme étant une histoire de persistance, de résistance et qui donne espoir. Contrairement à celle que l’on est habitué d’entendre et qui parle des Acadiens comme des simples victimes, on reconnait maintenant leurs forces… ce qui est absolument rafraichissant! 

Il vaut la peine de souligner brièvement l’excellente utilisation de la musique pour passer les messages selon leurs ambiances respectives. L’artiste chante quelques fois devant la caméra en plus d’entendre ses chansons en arrière plan, ce qui facilite l’écoute qui peut être parfois lourde lors d’un documentaire.

En gros, le réalisateur semble avoir resté fidèle aux sentiments de Zachary Richard envers l’Acadie, qui sont très intenses. Pour ceux et celles qui n’ont jamais versé de larmes pour l’histoire de l’Acadie… ce documentaire pourrait fort probablement briser cette tendance!

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Maya Hamburger



Une étudiante 3ème année du programme d’Art dramatique originaire de France, Maya est une cinéphile très portée sur le cinéma francophone. Elle a participé à de nombreux concours de critiques cinématographiques.

« Faisant moi-même modestement de la réalisation de courts métrages avec des amis, j'ai développé et affuté mon regard sur les films indépendants et sur les techniques de réalisation. »

Critiques de Maya Hamburger :

LA TORTUE ROUGE de Michael Dudok de Wit

Michael Dudock de Wit signe ici son premier long métrage d'animation. Il travaille pour celui-ci avec le Studio Ghibli (co-fondé par Hayao Miyazaki) que l'on connaît bien pour ses chefs-d’oeuvre tels que Le Château ambulant ou encore La princesse Mononoké. Avec La tortue rouge, le réalisateur emporte à Cannes le Prix spécial d'Un certain regard 2016. 

Suite à une violente tempête, un homme survit loin les fracas de sa barque, échoué sur une île déserte. Il est d'abord habité par la volonté de se sauver grâce à des radeaux de bambous qu'il se construit. Mais coupé violemment à plusieurs reprises dans sa tentative de rejoindre le grand large, il fait la rencontre mystérieuse d'une sublime tortue rouge. En plus d'être un animal majestueux, le chélonien va faire basculer la vie solitaire du naufragé. De cette union nouvelle naît un petit être aussi terrestre qu'aquatique. 

Le cadre spatio-temporel non défini apporte à ce récit un aspect poétique, dans cette symbiose entre l'homme et la nature, à la croisée des esthétiques franco-japonaises. C'est en cela que ce film est grandiose, dans son rapport primaire aux trois éléments : l’eau, la terre et l’air. On s'attarde sur les crabes comiques, les milles pattes, les poissons, les goélands et plus inévitablement sur les tortues, avec une précision captivante. 

Dans cette oeuvre, il est toute l'évolution des grandes figures du héros naufragé qui survit à l'ardeur de la nature et de la solitude. D'Adam (et Eve) à Robinson Crusoé, en passant par Noé, c'est la version contemporaine de ces mythes historiques, récurant depuis la création divine. 

Chaque plan est sublime, dans sa pureté et son minimalisme. On est ému face aux couchés du soleil et aux réveils de la lune. Les horizons et les cieux naissent avec une profondeur qui nous fait oublier, le temps de ce récit muet, que l'oeuvre est le résultat de la maîtrise d'un crayon, ou deux...

S'il est une seule nuance à ce film, c'est la volonté de relancer le récit, par l'arrivée d'un tsunami qui ravage l'île dont l'homme a fait sa maison et où il a construit sa famille. Ainsi, on entre dans la seconde partie qui nous transporte ailleurs, là où les actions sont légèrement plus prévisibles. 

Toujours est-il que cette ode à la nature nous impose une grande remise en question, quant à notre rapport à la beauté et à la force de l'immensité qui nous entoure. Une pause d'une envoutante poésie, qui caresse avec autant d’intensité les yeux des enfants que ceux des adultes.  


LE FILS DU CAPITAINE, réalisé par Albénie Delacôte, John Jérome et Emmanuelle Landry dans le cadre d'Objectifs obliques

Ce court métrage de quatorze minutes dévoilé lors des projections Objectifs obliques du FIFCA met en lumière la prometteuse comédienne Florence Brunet qui se lance, et c’est une première, dans un rôle pour la caméra. 

Caroline, la fille d’un pécheur-photographe découvre l’appartement que son père a laissé derrière lui après sa mort. Au fil des journées, elle apprivoise les lieux et découvre les secrets familiaux de son père dans cette petite cabane hermétique au monde alentour. Mais au bout du cinquième jour, les appels incessants lui rappelant sa responsabilité maternelle ne peuvent plus être ignorés davantage… 

Entre photos et enregistrements vocaux, ce rapide huit-clos nous plonge dans l’intimité d’une famille décousue, négligemment aimée, rendant les relations entre les êtres distantes et compliquées. Sans un mot, l’actrice découvre avec étonnement les astuces et les malices d’un appartement fraîchement abandonné, bien que minutieusement préparé pour une telle visite. On rit quand la lumière déclenche le tourne disque, remplissant les pièces d’une atmosphère étrangement chaleureuse. On pense à la scène de la chambre noire dans Vicky Cristina Barcelona de Woody Allen quand elle découvre l’atelier de photo de son père, au moyen d’un intense plan monochrome rouge. On apprécie encore davantage la métaphore du puzzle, abandonné inachevé, que le personnage essaye de compléter au fil des jours, en vain… 

La pression et l’angoisse qui sévit le spectateur dès l’ouverture fâcheuse de la serrure réussit à s’envoler. On embarque dans l’ivresse de cette mère, rattrapant en quelques heures des brides de sa jeunesse orpheline d’un père. 

Le hang installe une douce transe en guise de fond sonore. La construction des images est intéressante, dans cette volonté de retracer le passage de ce photographe, fils d’un grand capitaine, dont le schéma semble se répéter sans cesse. 

Un cour métrage où l’on questionne la répercussion des relations humaines au fil des générations. En quelques minutes, les réalisateurs nous plongent dans une thématique très contemporaine, qui ne manque pas de nous faire réfléchir !

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Zacharie Bourgoin Robichaud




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Le deuxième groupe est composé de 13 élèves de la classe de l'enseignant et cinéaste Justin Guitard de l'École l'Odyssée de Moncton (l'intention première était de recruter trois élèves, mais lorsque la possibilité d'avoir une classe entière s'est pointée - une classe dont l'enseignant est un réalisateur - nous avons saisi l'occasion).

De gauche à droite :

Alex Roy, Simon Léger, Jasmine Harris, Xavier Viel, Ireen Savoy, Sabrina Dupuis, Aurore D'Amario, Aline Gallant, Katrine Richard, Émilie Gaudet.
Absences : Ariane Turcotte, Élizabeth LeBlanc, Cassandra Gallant



 

Critique de Katrine Richard, élève du cours de création littéraire

EMBRASSE-MOI COMME TU M'AIMES d'André Forcier

Dimanche dernier, je suis allée voir le film d’André Forcier : Embrasse-moi comme tu m’aimes. Ce film se déroule en 1940 et raconte l’histoire de Pierre Sauvagneau, 22 ans, qui souhaite partir en guerre, mais ne peut pas, car il doit s’occuper de sa sœur infirme, Berthe. Celle-ci souhaite avoir une relation amoureuse avec son frère et essaie de le séduire tout au long du film. Finalement, le fantasme de sa sœur jumelle commence à le hanter et il se voit incapable de poursuivre une relation sans penser à Berthe.


 J’ai beaucoup aimé les petits détails du scénario, tel que, le sens moderne. Par exemple, dans le film, la jeune fille, Marguerite St-Germain, désire être pilote, mais ne peut pas car elle est une femme lors des années 1940, ou encore, son frère, Réal St-Germain, qui est homosexuel, assume sa sexualité et n’a pas honte. Même s’ils ne peuvent pas vivre tout à fait comme ils le désirent, ils ont tout de même une idéologie qui est plus près de ce qu’on voit de nos jours qu’à cette époque.


J’ai aussi aimé la façon dont André Forcier à approcher les thèmes plus tabous, tel que, l’inceste. L’inceste prend une grande place dans le film vu que le personnage principal est le récipient de sentiment amoureux de sa sœur jumelle et lui-même contemple ses sentiments pour sa sœur, qui essaie de le séduire tout au long du film. Ceci est approché de façon plutôt humoristique et cela créer un genre de contraste dans le film, qui a été très bien réussi. La guerre est aussi un thème présent dans le film, vu que le personnage principal, Pierre Sauvagneau, veut s’enrôler mais ne peut pas, car il doit rester chez-lui et s’occuper de Berthe, sa sœur jumelle. Ce film démontre aussi les conséquences de la guerre, tel que, les blessés, les morts, la pauvreté dans ce temps, etc. et je trouve que cela a été très bien réussi.


Par contre, après le film, André Forcier a expliqué que la guerre et la souffrance de ce temps était le thème principal de son film, mais ce thème était plutôt en arrière-plan et son intention de ne pas faire de l’inceste le thème principal du film a été, selon moi, un peu raté.


Malgré cela, j’ai vraiment aimé ce film et je le recommande à tout les gens qui apprécient des comédies dramatiques. 


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Critique de Xavier Viel, 
élève du cours de création littéraire :

1 :54 de Yan England


Vendredi soir dernier, je suis allé voir le premier long métrage du réalisateur québécois, aussi connu par les gens de mon âge pour ses rôles dans diverses séries jeunesses, Yan England. Son œuvre, 1 :54, est un film qui raconte l’histoire d’un un adolescent qui se fait intimider après avoir battu un record de l’école en athlétisme, ce qui amènera un foule de péripéties qui s’enchaineront à un rythme qui pourrira la vie du personnage principal. 


Aller voir un film dans une salle  qui est pleine et de laquelle certaines personnes sont refusés à la porte est bien, car cela veut dire que beaucoup de personnes voulaient voir ce film recommandé par plusieurs sources comme la radio et Tout le monde en parle. Plusieurs séances de la fin de semaine au FICFA affichaient complet et cela nous rend fier d’avoir la chance de pouvoir avoir une place dans la salle pour visionner un film en demande. 


 Personnellement, je recommande ce long métrage, car il démontre la réalité dans certaines écoles et il a été tourné dans une vraie école avec les réactions de vrais étudiants de l’école où c’est filmé. Le réalisateur, Yan England, qui était présent dans la salle, à expliquer après la représentation que les étudiant qui agissent comme figurants dans son film se sont fait dire qu’il y aurait quelque chose qui arriverait mais ne savaient pas ce que c’était, ce qui permet à celui qui regarde le film de voir des vraies réactions qui n’ont pas été pratiqués avec les élèves du secondaire avant le tournage.


Aussi, le réalisateur du long métrage a pris de véritables commentaires qu’on fait des gens sur les médias sociaux afin de les intégrer dans une séquence du film, tout en changeant les noms des personnes. Une séquence rafraichissante et innovante. 


Tel que mentionné plus haut, il était vraiment bien qu’à la fin de ce long métrage, le réalisateur a parlé à tous ceux qui étaient dans la salle et a répondu à plusieurs questions et a emmené les deux acteurs principaux dans la salle pour répondre à certaines questions. Il nous a révélé que les acteurs principaux étaient de très bons amis. Ce long métrage était selon moi très grand public, car il a attiré plein de personnes des écoles comme le directeur de mon école, des intervenants ainsi que des enseignant(e)s. Il y avait aussi beaucoup de gens en famille qui sont allés voir ce film. Vraiment, c’est un film que tous devraient voir !


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Critique de Sabrina Dupuis, élève du cours de création littéraire :

JUSTE LA FIN DU MONDE de Xavier Dolan

Jeudi soir dernier, je suis allé regarder l’œuvre cinématographique, Juste la fin du monde, réalisée par Xavier Dolan et interprété par diverses acteurs connus. Le festival international du cinéma francophone en Acadie a choisi de présenter ce film quatre fois ; au début et à la fin du festival. Étant donné que ce film a eu beaucoup de succès sur la scène internationale, il est évident de laisser la chance à un plus grand public de le voir. Alors, je suis d’accord avec la programmation du festival qui a choisi de le présenter à plusieurs reprises. Honnêtement, avant d’avoir vu ce film en question, j’avais seulement vu un film de Xavier Dolan, Tom à la ferme, dans de mon cours de création littéraire. Alors, je ne connaissais pas beaucoup le travail de Xavier Dolan, même s’il est l’un des nouveaux grands réalisateurs de films reconnus à l’international. Alors, en raison de son succès, j’avais quelques attentes en vers ce film en particulier. 


D’abord, en général, j’ai beaucoup aimé ce film. La plupart des prises de caméra étaient magnifiques, car elles complimentaient les scènes d’une façon juste et elles ajoutaient une intrigue assez spéciale au déroulement du film. Ce jeu de caméra m’a tout simplement impressionné. 


Toutefois, il y a quelque petits pépins qui ont déranger mon école du visionnement du film. C’est-à-dire, les évènements du début du film semblaient tourner en rond. Précisément, à l’arrivé du personnage principal chez sa famille, il y avait une certaine tension entre les membres de la famille, mais elle a été cachée par plusieurs fausses vérités. Les premières conversations parmi les personnages  n’arrivaient pas à une fin. Comme si les membres de la famille cachaient tous leurs vrais sentiments. C’est peut-être cela que le réalisateur voulait comme résultat, mais pour moi, le film m’ennuyait un peu et surtout, je me sentais frustrée. Les phrases coupées et les actions bipolaires des personnages m’ont tapé sur les nerfs. Je voulais que la famille s’exprime réellement et qu’elle affronte ses questions restés silencieuses depuis trop longtemps. Enfin, après tant d’attente, toute cette frustration s’est libérer à la fin du film. Honnêtement, cette bouffé d’émotions m’a complètement bouleversés. Finalement, les membres de la famille se parlaient vraiment et presque toutes les tensions emmagasinées se sont évaporés. Je dis bien presque toutes, puisque la vraie raison du retour soudain du personnage principal n’est toujours pas exprimer à la fin du film. Seul le public est capable de comprendre la fin du film. Cet aspect n’est pas nécessairement mauvais, mais une fin comme cela, nous fait vouloir en savoir plus.


Bref, mis à part la longueur des dialogues causant les longues conversations ne menant réellement à rien du début, j’ai beaucoup apprécié ce film. Le film m’a fait réaliser la force des mots entre famille et les dures réalités familiales qui sont présentes partout. Je pense qu’il est important de regarder des films qui nous font questionner la vie et c’est exactement ce que ce film m’a fait vivre. Cet ouvrage m’a fait ressentir une gamme d’émotions et cela confirme mon jugement assez positif de ce film. 


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Critiques de Katrine Richard, élève du cours de création littéraire :

PRANK de Vincent Biron

Le film Prank de Vincent Biron, raconte l’histoire de Stefie, un adolescent solitaire, qui se fait recruté par deux jeunes garçons, Jean-Sé et Martin, afin qu’ils puissent filmer leurs farces. 

Tout d’abord, le scénario était agréable et j’ai particulièrement aimé les scènes où Jean-Sé raconte des scènes de vieux films populaires, tel que, Aliens, à Stefie. C’était très créatif. Les personnages, par contre, n’était pas très aimables et même parfois irritant. Peu importe ce qu’il leur arrivait, je ne me souciais pas d’eux et je crois qu’il est important d’avoir au moins un personnage aimable afin de vraiment capter les spectateurs et ce n’était pas le cas dans ce film. Par exemple, ce film est à propos de la perte d’innocence de Stefie et l’on voit comment Martin est cruel envers lui, mais il est difficile d’avoir de l’empathie envers Stefie vu que son personnage est lui aussi irritant et désagréable. Cependant, le film était quand même assez bon vu que le scénario était bien écrit. On peut dire que, pour un premier long métrage, c’est un exercice réussi. Je recommande ce film aux gens qui aiment des comédies vulgaires à propos d’adolescent qui font des mauvais coups.

À PEINE J'OUVRE LES YEUX de Leyla Bouzid

À peine j’ouvre les yeux est un film de Leyla Bouzid, qui se déroule en Tunisie et qui raconte l’histoire d’une jeune adulte nommé Farah qui étudie afin d’être médecin pour plaire à sa famille, surtout sa mère, mais qui est passionné par la musique et veux seulement continuer à performer dans son groupe de rock.

D’abord, il faut souligner que l’histoire est un peu vague et il y a beaucoup de chose qui sont sous-entendues, cependant j’ai trouvé que cela ajoutait au film même si parfois c’était mêlant, car cela intrigue les spectateurs et leur donne envie d’en savoir plus.  Je trouve cela important lorsqu’un film est plutôt lent ce qui est le cas de ce film. 

Quant aux personnages, ils étaient très aimable, surtout celui de Farah, le personnage principal. Lorsqu’elle chantait, les spectateurs pouvaient vraiment ressentir la souffrance de Farah et de son pays. La dynamique entre elle et tous les autres personnages étaient également très bien réussit. Je suis aussi très fière que les personnages parlent l’arabe tout au long du film, sauf pour certaines scènes, au lieu qu’ils parlent seulement en français comme l’histoire se passe en Tunisie et qu’il serait irréaliste qu’ils parlent exclusivement en français, qui est la langue seconde de la Tunisie, au lieu de parler l’arabe. Je recommande ce film aux gens qui aiment des films étranger, c’est-à-dire que ça ne leur dérange pas de regarder un film avec des sous-titres et aux gens qui aiment les films dramatiques.

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Ce projet est le fruit d'une collaboration avec le Service à la vie étudiante et socioculturelle de l'Université de Moncton et le District scolaire francophone Sud.