lundi 23 novembre 2020Un bilan positif pour l'Édition Linge Mou du FICFA

La 34e édition du Festival international du cinéma francophone en Acadie - Édition Linge mou - vient de se terminer en beauté après 9 jours de festival essentiellement en ligne, 63 films présentés, dont 6 séances en salle de cinéma, et 11 entretiens inédits avec des cinéastes émergent.e.s ou chevronné.e.s, l’ensemble comptabilisant plus de 5400 visionnements pour le total des séances à travers le pays. Ce nombre représente uniquement des foyers; la moyenne de personnes par foyer sera déterminée à l'aide d'un sondage post-festival.

Le volet Arts médiatiques, avec ses 2 expositions, le lancement d’un nouveau podcast culturel, la célébration du 10e anniversaire de sa soirée-phare Objectifs obliques avec 14 films re-diffusés, les 8 films inédits de l’édition 2020 de cette même soirée, les 10 films Super 8 présentés en exclusivité pour Acadie Underground et l’atelier d’apprentissage à la mise en oeuvre d’une idée, a apporté un réel dynamisme et a stimulé les cinéphiles cinéastes et artistes de la région, malgré le contexte actuel.

La Tournée scolaire a elle-aussi dépassé un record de participation avec 14 264 jeunes qui ont pu voir l’un des 4 films francophones présentés cette année. Ce sont 50 écoles, à travers 3 districts du Nouveau-Brunswick, qui ont accepté de participer à l’aventure “en ligne”. Deux entretiens pédagogiques avec les réalisatrices et acteur.rice.s de deux de ces films-ci ont pu être enregistrés, ce qui confirme que l’édition virtuelle offre une certaine valeur ajoutée.  

Le Volet PRO a également su profiter des avantages du virtuel en offrant des opportunités autant diversifiées que concrètes pour les cinéastes de la relève et les autres. Parmi les activités proposées cette année: un appui à une formation en écriture scénaristique pour 9 personnes du Nouveau-Brunswick (donnée à l'Université de Moncton par Unis TV), 1 atelier de formation pour faire du live streaming (en partenariat avec la SPAASI), 1 formation à la direction de production (en partenariat avec l'INIS), 1 classe de maître avec le comédien Damien Bonnard (LES MISÉRABLES), 1 entretien avec Hervé Demers, 1 échange entre Pascal Plante et Julien Cadieux autour du montage. Plusieurs autres activités, telles qu’un entretien avec la cinéaste chevronnée Anaïs Barbeau-Lavalette (LA DÉESSE DES MOUCHES À FEU) seront présentées après le festival.

Selon le directeur général Marc Gauthier, cette édition était avant tout “une expérience, une tentative d’offrir un festival à la hauteur des attentes des gens qui suivent fidèlement le FICFA.” Il ne cache pas sa surprise quant aux statistiques fournies par la plateforme de visionnement: “les données recueillies dépassent de loin nos attentes, les séances de films étaient systématiquement visionnées par un plus grand nombre de foyers que de billets individuels que nous vendons pour les salles. Nous sommes tellement reconnaissants des gens qui nous ont suivi dans cette aventure et qui ont participé aux quelques séances physiques présentées à Dieppe.” “Nous sommes doublement reconnaissants envers les artistes qui ont accepté que leurs œuvres soient présentées ailleurs qu’au grand écran. Le FICFA sera de retour en 2021 grâce à vous tous.”